Lorsque nous nous apprêtons à créer quelque chose, il nous faut poser une simple question à notre propre élan.
Si je devais mourir dans un an, continuerais-je à faire ce que je fais ?

La mort étant la plus grande inconnue pour tout homme, l’approche de son évènement est la seule chose nous tendant vers notre propre vérité.

Qui que nous soyons, quelle que soit notre mission, quel que soit le sens donné à notre vie..
La recherche de la vérité, est la raison commune que nous donnons tous à nos jours, chacun de façon unique.

Sentir que nous savons ce que nous voulons, de manière claire, est l’une des émotions les plus profondes qu’il puisse exister.
Savoir que nous avons trouvé cette vérité, ce repère rassurant qui donne un sens à la direction de notre existence, est ce qu’il y a de plus doux à ressentir.
Cet émotion est indispensable dans le processus d’abandon qu’est la création.

Celui qui l’a ressent ne changera pour rien ce qu’il est en train de faire, même si il devait se trouver face à la mort.
Si cet événement naturel de la vie mettant fin à notre oeuvre, n’est plus une inquiétude, ce que nous nous apprêtons à créer devient instinctivement beau.

Parce qu’en acceptant que notre existence est éphémère, toute peur s’échappe.
Parce que la seule chose certaine nous attendant étant la mort, le présent devient précieux.

Alors il n’y a ni attentes, ni craintes, ni colère, ni cupidité.
Il n’y a rien d’autre que l’amour que vous offrez.

Si la date de votre mort était fixée au même jour, au même mois, l’année suivante.
Si cela ne changerait rien à l’orientation que vous donnez à votre vie.
Alors ce que vous vous apprêtez à créer est la vérité dans laquelle vous devez vous maintenir.

Parce que la sincérité que vous donnez envers votre création sera la plus belle et la plus unique des marques que vous pourrez laisser sur terre.