“Quoi que tu feras, il faudra monter un escalier...”

Si tu crois en quelque chose, les personnes que tu rencontreras sur ta route, essayeront de te connaître, de voir ce que tu vois.
Certains essayeront de comprendre ta logique, et ce qu’elle représente sur ce que tu construis.
Ils essayeront de percevoir ton plan.

Ces personnes, essaieront de remettre en question ce que tu fais et ce que tu veux.
Ils essaieront de te faire douter, de te pousser dans tes retranchements, pour savoir si tu veux vraiment ce pour quoi tu agis.

Quoi que tu répondes à ces interrogations, tu ne pourras pas donner d’arguments rationnels, et tu ne répondras jamais pleinement à leurs questions.

Ils ne sauront donc pas et ne comprendrons certainement jamais l’endroit où tu veux aller et ce qui t’a amené à vouloir t’y rendre.
Ils ne seront jamais en mesure de comprendre ce que tu comprends, parce que tu possèdes une énergie unique.

Cette énergie qui te pousse à suivre le chemin que tu empruntes, est émotionnelle, est instinctive, comme ancrée en toi.
Cette énergie est une combinaison d’émotions sur lesquelles on ne peut pas mettre de mot, parce que le vocabulaire ne sera jamais assez riche pour ça.

En suivant cette intuition, tu t’es engagé dans un escalier.
Tu t’es mis à le visualiser, à essayer de déterminer le temps et les efforts nécéssaires pour atteindre le bout.

Plus tu monteras, plus tu te rendras compte que cet escalier ne ressemble pas à ce que tu imaginais.
Tu te rendras compte que les marches ont des hauteurs et des largeurs différentes de ce que tu voyais.
Tu te rendras compte que tu ne sais pas où se trouve la fin.

Mais tu continueras, sans aucun indicateur physique, parce que tu y croiras au plus profond de toi.


Alors les personnes que tu rencontreras te demanderont :
— tu es sûr que tu atteindras le bout de cet escalier ?

Tu n’auras pas la réponse. Ces personnes non plus.
Mais qu’est ce que ça change ?

“Quoi que tu feras, il faudra monter un escalier...”